Archéologie et généalogie : les descendants de Louise de Quengo se concertent

Catégorie : Histoire, Ille-et-Vilaine  |  le 29 Juillet 2015 par Guillaume de Morant

Descendez-vous de Louise de Quengo ? 359 ans après sa mort, cette noble dame doit être inhumée une seconde fois, mais où ? Tous les généalogistes qui ont entendu parler de cette histoire en restent bouche bée. Des archéologues de l'INRAP travaillant à Rennes sur le chantier de l'ancien couvent des Jacobins ont découvert le cercueil et la dépouille de Louise de Quengo, décédée en 1656 à l'âge de 72 ans. Tout le monde s'est esbaudi devant l'état exceptionnel de conservation de son corps, la malheureuse a été auscultée, autopsiée, ses modestes vêtements de bure lui ont été enlevés pour mieux l'examiner.

Et maintenant se pose la question : que faire de son corps si bien conservé ? Le réinhumer pardi ! Mais où, puisqu'apparemment il n'est pas possible de le faire sur le chantier des fouilles du couvent, pourtant prévu pour être sa dernière demeure ? Les archéologues se déchirent, la mairie de Rennes aussi, et plusieurs lieux de sépulture ont été envisagés, soit à Rennes au cimetière du Nord, soit à Tonguédec dans les Côtes d’Armor, où l’un des deux frères de Louise avait acheté un château fort en 1636. Mais qu'en pensent ses descendants ? Problème, elle n'a pas eu d'enfant !

C'est ici que les généalogistes interviennent. On a déjà entendu certaines voix, celles de la famille de Tonquédec dont l'avis est certainement très autorisé. Mais si l'on fait de la généalogie réellement, c'est à dire en examinant par exemple tous les descendants des frères et soeurs de Jeanne de Quengo, ce n'est pas une ou deux personnes vivant actuellement que l'on trouve, mais des milliers ! En effet, il suffit d'aller sur la base Roglo, bien fournie en familles nobles des XVIIe et XVIIIe siècle, de taper le nom de Louise de Quengo, puis de remonter jusqu'à son père, François de Quengo, seigneur du Rochay, de la Hardaie et de Vaudequy, né en 1520 et décédé en 1594, pour découvrir la liste connue de ses descendants jusqu'à la 16e génération, soit 4.675 personnes dont un bon millier de nos contemporains (difficile de le savoir, le site ne permet d'afficher que la 12e génération).

Même si l'on ne veut prendre que la descendance agnatique (et pour quelle raison ?), ce sont là déjà 181 personnes qui sont répertoriées par le site Roglo. Pas si simple d'invoquer la généalogie pour prendre une décision concernant une aïeule à la 16e génération...

Voir la vidéo réalisée par Ouest-France :


Rennes : le corps de Louise de Quengo, dans un... par OuestFranceFR

1 commentaire

joelle sinet le 22 Septembre 2015 à 10h56

qu'elle repose en paix toutes ces disputes au sujet de sa sépulture sont vaines et recherches effectuèes m

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