La France ? Un marché timidement envisagé par Ancestry

Catégorie : Médias Web, France  |  le 21 Mai 2014 par Guillaume de Morant

Mais que font deux PDG de multinationales de la généalogie lorsqu'ils se rencontrent ? Ils parlent de généalogie bien sûr, mais aussi de leurs difficultés à percer le marché français. La France de la généalogie est réputée comme étant une citadelle imprenable tant il est vrai que dans notre pays, le marché de la recherche des ancêtres est défendu bec et ongles par des acteurs nationaux plutôt actifs comme NotreFamille.com et GeneaNet.

Alors comment aborder la France pour un opérateur étranger ? Ancestry, spécialiste anglo-saxon, s'est déjà cassé les dents sur ce "marché jugé trop difficile, trop compliqué", si bien qu'en février 2011, sa filiale française a été liquidée. Le portail souhaitait numériser, partager, indexer tout l'état civil français ancien mais a fini par renoncer à cause d'une législation et à des barrières culturelles inattendues. Toutefois, la multinationale (rachetée fin 2012 pour 1,6 milliard de dollars) n'a pas renoncé pour autant.

Le PDG Tim Sullivan n'a pas de plans immédiats pour la France mais il ne cache pas "qu'il est temps de regarder ce qui s'y passe". Attentif à "toutes les opportunités", Ancestry vise plus des accords de partenariats, plutôt qu'une offensive commerciale de grande ampleur qui a déjà échoué. Interrogé en février 2014, Tim Sullivan ne savait toutefois pas s'il allait renouveler les partenariats.

Ancestry propose sur son site des contenus en provenance de divers opérateurs comme Arfido-GeneaService, la BnF et une poignée d'associations généalogiques de l'Allier, Bretagne, Berry, Saône-et-Loire, Marne, Oise et Wallonie en Belgique ou encore les descendants d'Hugues Capet, un spécialiste des noms de famille et un généalogiste professionnel. La stratégie d'Ancestry reste donc modeste, cantonnée à des partenariats qui ne lui permettent pas de proposer une offre vaste et homogène de relevés d'actes d'état civil. Mais cette présence pourrait évoluer en même temps que les lois à venir...

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