Droit à l'oubli : archivistes et généalogistes commencent à être entendus

Catégorie : Nouveautés, France  |  le 03 Juin 2013 par Guillaume de Morant

La discussion au parlement européen a été repoussée, des négociations inter-gouvernementales ont lieu. Le point de vue des archivistes et des généalogistes commence à être entendu. A l'approche des 50.000 signatures, la pétition des Citoyens contre le projet de réglement européen sur les données personnelles semble porter quelques fruits. Loin de crier victoire, les opposants continuent à se mobiliser. Le 29 mai 2013, le site Rue 89 a publié une tribune collective signée notamment par La Revue française de généalogie, l’Association des archivistes français, GeneaNet, la Fédération française de généalogie, des professeurs d'histoire et des bibliothécaires.

Ensemble, ils dénoncent un projet "antidémocratique, car il risque bien de priver les citoyens européens de droits aujourd’hui garantis par les professionnels des archives qui ont hérité cette mission de la Révolution française et de l’esprit des Lumières". Pour ces professionnels et utilisateurs des archives, le projet et bon nombre de ses amendements prônant la destruction systématique des données au bout d’un « temps raisonnable » sont tout sauf raisonnables. Le projet menace des droits futurs parce que des données personnelles n'auront pas été conservées au nom du droit à l'oubli. Il menace la reconstitution de l’histoire d’une propriété ou d’une entreprise, et il laisse sans réponse des questions pourtant bien légitimes : si une personne abandonnée à sa naissance souhaite, cinquante ans plus tard, connaître ses parents, cela sera-t-il encore possible ?

Plus généralement, archivistes et généalogistes s'interrogent : Peut-on laisser détruire, au nom d’un légitime droit à l’oubli, toute mémoire individuelle ou collective ? Tout peut-il être effacé, indistinctement et sans discernement ? Exigera-t-on, par exemple, de radier les noms des 76 000 victimes figurant sur le Mur des moms au Mémorial de la Shoah ? Pourra-t-on encore reconstituer l’histoire et perpétuer la mémoire de l’esclavage ?

Au-delà des archivistes, des chercheurs, des généalogistes, c’est une préoccupation citoyenne qui est relayée auprès des eurodéputés. Le nombre croissant des utilisateurs des réseaux sociaux au sein de l’Union européenne justifierait que l’on réglemente l’archivage de ces données qui seront les sources des chercheurs de demain. Dans cette perspective, chaque citoyen devrait avoir la possibilité d’exprimer son choix ou non de transmettre sa « mémoire virtuelle » aux générations futures.

La bonne nouvelle est que la CNIL ne fait plus la sourde oreille et consulte les professionnels concernés. Sur son site, la commission a également ouvert une consultation auprès des internautes sur le droit à l'oubli, "souvent invoqué mais dont les contours restent encore à préciser". Alors faites entendre votre voix et répondez aux questions de la CNIL sans oublier de les commenter dans la dernière partie du questionnaire. Vous pouvez y indiquer les raisons pour lesquelles archivistes et généalogistes sont inquiets de l'application trop stricte et sans discernement d'un droit à l'oubli aveugle et sans mémoire...

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1 commentaire

allalata le 3 Juin 2013 à 21h34

bonjour Je m'appelle MARISE je suis né en 1951 a 1952 a marseille ; ma mère s'appelerait JACKLINE ou JACKETTE et mon père MAURICE ou MOURRIOUS il était constructeur des puits ou entrepreneur des aiguillières en 1948
jusqu'en 1955 dans la région de
MESKINA AIN BEIDA-KHENCHELA dans l'est de l'Algérie. Mes parents m'ont laissés à cause de problèmes personnelles liés à mon père à 20 kilomètres de MESKINA. Il m'ont laissée chez un laboureur FELLAH (paysan). Suite à la dispariion de mon père biologique(MAURICE ou MOURRIOUS), quand j'avais 3 ans pour continuer à faire marcher l'entreprise familiale ma mère me laissait chez ma famille adoptive Mr MOHAMED SADEK S. et sa femme. Ma mère s'occupait de moi où elle résidait (MESKINA) en fin de journée de travail. En 1957, Mr MOHAMED
SADEK S. a déclaré au tribunal de GUELMA que ma mère JACKLINE ou JACKETTE ne pouvait s'occupée de moi. Ma mère essayait de règler les problèmes de faillite de l'entreprise pendant que Mr MOHAMED SADEK S. profitait d'elle (s'accapparait de l'entrprise et de mon adoption). En 1959, le tribunal a accordé mon adoption au sein de la famille de Mr MOHAMED SADEK S., ma mère a essayé d'annulée le jugement et de me récupérer mais a dut s'y rédoudre et rentrer en FRANCE nous sommes en 1959 car la guerre entre la FRANCE et l'ALGERIE venait d'être déclarée. Je n'est plus revu mes parents depuis cette date (1959). Si une personne connait mon histoire ou pouvait me donner des renseignements sur mes parents ou un membre de ma famille veuillez me le faire savoir.Merciliste des entreprise a maskiana de 1940 a 1961
orrosco francois. cadoni adolphe. stella dominuique . aronica . andré guigue . couture pierre . frederic soriano. alonnsi bastien. directeur de licole de la ville de maskiana 1955a 1959
JE SUIS A LA RECHERCHE DE LIEUTNENT GIREAUDAN SAS AIN TOUILA 1957 1961 J AI SES PHOTO DANS SON BUREAU AVEC LIEUTNENT BARBARé monssieur sohier et tweton warner l'allemant et je recherche aussi lieutnent ballanger raoul 1955 1958
et recherche Ces gens savent mon père et ma mère aussi le paramètre madem sohier.
Monsieur, d'après les informations de chacun des dirigeants vivants LIEUTNENT GIREAUDAN et lieutnent ballanger raoul
merci

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