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Archives : les conditions de la réouverture

Les services d'archives se mettent à l'heure du déconfinement. Même si ces derniers n'ont pas été cités parmi les institutions culturelles de nouveau accessibles, à l'image des bibliothèques ou des petits musées, les archivistes reprennent progressivement le chemin des magasins et salles de lecture pour préparer les conditions de la réouverture aux chercheurs, qui pourrait être envisagée, selon les territoires, début juin.

L'heure est à la sécurisation des agents, au traitement des recherches et demandes laissées en plan et à la reprise des activités de classement (la collecte d'archives n'est pour l'instant pas envisagée). En parallèle, chaque service étudie les aménagements à mettre en place pour éviter la propagation du virus et maintenir une bonne conservation des documents. Le Service interministériel des archives de France a édicté un certain nombre de préconisations le 7 mai dernier.

Le lecteur serait invité à se laver les mains avant son entrée en salle de lecture, en privilégiant un lavage au savon et à l'eau car le gel hydro-alcoolique peut entraîner à long terme un jaunissement accru du papier, selon une étude de la Librairy of Congress. Certains services envisagent également un port de masque systématique. Ses déplacements se feraient selon un circuit de circulation mis en place pour éviter les croisements de personnes.

Les places attribuées en salle de lecture devraient bien évidemment respecter les règles de distanciation d'un mètre entre chaque personne. Pour consulter son document, le lecteur pourrait se voir mettre à disposition des gants jetables. Chaque emplacement de consultation et équipement partagé serait désinfecté après usage.

Les banques d'accueil, de communication et de présidence de salle pourraient être équipées d'écran de protection similaires à ceux installés récemment aux caisses des supermarchés. Un bac ou un chariot serait réservé au retour des documents, avant d'être acheminés vers un local de quarantaine. L'isolement est privilégié à la désinfection des collections à l'aide d'un produit chimique potentiellement néfaste. Même si le risque de contamination par le carton est considéré négligeable au bout de 24 heures, le délai d'isolement le plus souvent évoqué est de 72 heures.

Toutes ces limitations envisagées impliqueraient, dans certains service, un nombre de places limité, un accès uniquement sur rendez-vous, ou encore une ouverture alternée, un jour sur deux, pour respecter une durée d'isolement des documents de 24 heures.

Chaque collectivité reste toutefois maître des mesures qu'elle souhaite engager. Il est donc conseillé de suivre l'actualité de chaque service, par exemple via sa page Facebook, avant tout déplacement.

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