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Avantages et inconvénients du recensement moderne

L’Institut national de la statistique et des études économiques vient de présenter les modalités de son enquête de recensement, qui se déroulera cette année du 17 janvier au 23 février. Le recensement moderne, basé sur l’étude d’un échantillon représentatif de la population française, a ceci de formidable qu’il peut être rapidement actualisé et exploité. Ainsi l’Insee est-il en mesure de nous annoncer que nous étions, au 1er janvier 2013, 65,8 millions d’habitants en France, dont 63,7 millions en métropole.

L’enquête annuelle permet un meilleur suivi des tendances d’évolution de la population à moyen terme. Ses données sur le nombre d’habitants et leurs caractéristiques (âge, profession, logement, modes de transport…) sont utilisés par les élus pour adapter les infrastructures nécessaires au quotidien comme les écoles, les hôpitaux ou les maisons de retraite.

Mais l’enquête ne concerne plus qu’un échantillon de la population – neuf millions de personnes en 2013, visitées par 22.000 agents recenseurs – dont les données nominatives seront ensuite détruites à l’exception d’un petit nombre de communes pour lesquelles elles sont conservées à des fins d’études de long terme.

Rien à voir, donc, avec les listes nominatives de population tenues de 1830 jusque dans les années 1960 et que les centres d’Archives départementales sont de plus en plus nombreux à mettre en ligne, pour le plus grand bonheur des généalogistes. Ces recensements-là, effectués tous les cinq ans (les années finissant en 1 et en 6, à l’exception de 1916 et 1941 pour cause de guerre) sont d’une grande richesse pour l’histoire des familles en nous fournissant la composition des ménages avec liens de parenté, années et lieux de naissance, professions et parfois d’autres indications comme, en 1851, les infirmités et maladies. Du XXIe siècle, il ne subsistera rien de tel pour les généalogistes futurs.

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