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Droit à l'oubli : la Fédération de Généalogie dit non et non !

C'est un non ferme que vient d'adresser à la CNIL la Fédération française de généalogie, concernant le droit à l'oubli. Comme d'autres acteurs intéressés par l'utilisation du numérique en France, l'instance représentative des généalogistes a été consultée par la Commission Informatique et Libertés. Et son nouveau président, Jean-François Pellan qui a son franc-parler, a rendu publique sa réponse : c'est non et même deux fois non !

Très inquiète de ce projet de réglementation européenne, la fédération avait déjà dit non une première fois lors du Congrès de Marseille en juin 2013 en s'associant à la signature de la pétition "Citoyens contre le projet de règlement européen sur les données personnelles". Cette fois-ci, son adresse à la CNIL est plus directe encore : Jean-François Pellan dit « Non à l’amnésie générale ! Le droit à l’oubli numérique est un principe qui nous paraît liberticide ». Le nouveau président de la FFG poursuit en évoquant une « atteinte à la mémoire » aux « conséquences douloureuses pour les historiens qui se pencheront sur l’histoire du XXIème siècle ».

Jean-François Pellan met en avant dans son courrier à la CNIL sa préférence pour un système permettant à l’internaute de pouvoir modifier, compléter, voire de supprimer les informations qu’il a lui-même mises sur les réseaux sociaux. Porte-parole du monde des généalogistes amateurs, la Fédération donne donc de la voix « pour garantir le droit à la connaissance ».

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