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Mémoire de la Grande guerre : un soldat canadien inhumé demain

Recherches historiques et tests ADN : les enquêteurs de la Commonwealth War Graves Commission ne lésinent jamais sur les moyens pour identifier les dépouilles des soldats et leur rendre hommage, presqu'un siècle après la fin de la Première Guerre mondiale. Demain, mardi 25 octobre 2011, un soldat de l'armée canadienne, d'origine écossaise, le soldat Johnston sera inhumé 93 ans après son décès, dans le cimetière de cette institution à Sailly-lez-Cambrai. Le combattant du 78e Bataillon, Corps Expéditionnaire Canadien était décédé moins de deux mois avant la fin de la Première Guerre mondiale pendant la bataille du Canal du Nord. Son corps n'avait jamais été retrouvé, jusqu'en juillet 2008, quand des ossements humains ont été mis au jour à Raillencourt Saint-Olle, à moins d'un kilomètre du lieu de l'affrontement.

Deux insignes militaires du 78ème Bataillon (Winnipeg Grenadiers) ont permis d’amorcer les premières recherches. Sa dépouille a pu être identifiée définitivement par des tests ADN mitochondriaux, comme ceux ayant permis l’identification d’un autre soldat, le 31 mars dernier. Trois membres de sa famille, dont son petit-neveu Donald Grégoire, seront présents en France pour assister à la cérémonie officielle d’enterrement. La Commonwealth War Graves Commission est responsable du marquage et de l'entretien des tombes des membres des forces du Commonwealth morts pendant les deux guerres mondiales. Elle bâtit et entretient les mémoriaux où sont inscrits les noms des soldats dont le lieu de sépulture reste à ce jour inconnu et tient les registres de 1,7 million de sépultures et commémorations dans la plupart des pays du monde. Sur son site Web (www.cwgc.org), il est possible de rechercher le nom d'un soldat.

Dans une autre affaire, concernant celle-ci la seconde guerre mondiale, la Commonwealth War Graves Commission est intervenue, mais pour dénoncer la méthode de recherche employée par des archéologues britanniques. Les débris d'un Spitfire ont en effet été retrouvés à Hardifort (Nord) entourés de restes humains, probablement les os du pilote. Ces fouilles auraient été menées sans autorisation. « Nous n'avions pas été prévenus de la tenue de ces fouilles. On les aurait empêchées si on l'avait su. On est en France, pas au Far West », a indiqué la Commonwealth War Graves Commission (CWGC) au journal La Voix du Nord.

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