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Hautes-Pyrénées : les recensements cet été en attendant l'état civil

Vous avez remarqué ? Le portail des Archives départementales des Hautes-Pyrénées a adopté un nouveau design : lignes épurées, illustrations soignées et réorganisation des contenus. Cette nouvelle version qui "revêt ses habits de printemps", comme l'annoncent joliment les archivistes est en fait motivée par deux raisons.

La première est le changement de prestataire, c'est désormais Arkothèque (1=2) qui est en charge de la réalisation technique de ce portail. La procédure est classique dans les collectivités, le marché était arrivé à expiration, et c'est une autre société qui a remporté l'appel d'offre. Toutefois, les habitués de l'ancienne présentation n'observent pour l'instant que des changements esthétiques, fonctionnelset notent l'arrivée de plus d'informations relatives à la vie du service et des fonds et d'une nouvelle rubrique dédiée aux inventaires venant compléter les inventaires déjà présents sur le site dans les notices communales. Rien de bien transcendant, donc.

Cela nous amène à la deuxième raison de ce changement : les Hautes-Pyrénées préparent l'arrivée de nouveaux fonds ! Lesquels ? Les recensements de population seront mis en ligne cet été 2015, il s'agit des registres de la collection de la préfecture. Bonne nouvelle, en attendant mieux. Dire que les registres paroissiaux et d'état civil sont très attendus sur le portail des archives des Hautes-Pyrénées n'est pas un mot en l'air... Ici, à la Revue Française de Généalogie, nous sommes régulièrement interrogés pour savoir quand les six derniers services d'archives départementales publieront enfin leur état civil en ligne. Avec les Hautes-Pyrénées, il y a le Gard, le Gers, le Jura, la Seine-Saint-Denis et la Haute-Vienne.

"Nous avons avancé sur le sujet", confie François Giustiniani, le directeur des Archives des Hautes-Pyrénées, qui a l'espoir de procéder aux premières publications de l'état civil en 2016. "Notre situation est souvent mal comprise", regrette t-il, en pointant toutes les difficultés qui ralentissent ce projet. "Nous sommes obligés de tout reprendre à la base, même si l'état civil a déjà été microfilmé par les Mormons et que sa qualité est correcte dans l'ensemble, il y a de nombreux points de blocage". Beaucoup de documents originaux qui ont été microfilmés étaient en mauvais état, il y a eu parfois un deuxième microfilmage pour améliorer la qualité, mais cela ne change rien au problème. De nombreux registres doivent donc être restaurés.

Autre obstacle, la collection du greffe dans les Hautes-Pyrénées étant très lacunaire, le microfilmage a été réalisé en constituant une sorte de collection idéale avec celle des communes. Bonne idée, sauf que les actes ont été mélangés et que sur un même microfilm se trouvent des registres de diverses provenances. "Il faut passer énormément de temps pour démêler tout ça, alors même que la qualité des images est inégale. Pour toutes ces raisons, nous préférons repartir de zéro et réaliser la numérisation directement depuis les originaux, en couleur, en procédant à leur restauration si nécessaire, avant tout passage sous les scanners".

Les premiers résultats ne seront donc pas visibles pour les généalogistes avant 2016. La bonne nouvelle est qu'il n'est pas envisagé d'accès payant... En attendant, les chercheurs peuvent se rabattre sur la bonne organisation du portail des archives des Hautes-Pyrénées, centré autour de l'histoire des communes, avec les plans cadastraux, les registres matricules des soldats, les monographies communales des instituteurs, les cahiers de doléances de la Bigorre, les registres de délibérations et près de 50 terriers communaux, ancêtres des matrices cadastrales sous l'ancien régime. Et d'ici quelques semaines, sur les recensements de population.

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