Infos

Mélenchon : entre la Mancha et la Sicile !

Né à Tanger, le candidat du Front de Gauche, fils d’un couple de Français nés en Algérie, se révèle avoir des origines pour les trois quarts espagnoles et pour le dernier quart italiennes.

Côté paternel, les recherches faites pour la préparation de mon livre, Le Tout Politique, menées en Espagne par Jean-Pierre Cazaux, montrent la famille originaire des confins Nord de la Mancha, où l’on peut identifier la localité de Belinchón, comme étant à l’origine de leur patronyme.

Leur plus ancien ancêtre connu est un certain Francisco Belinchon, né vers 1720 et établi à Olivares, dont le fils, un autre Francisco, deviendra potier à La Roda, où il décèdera en 1805. On a ensuite Ignacio (Velinchon à sa naissance, Belinchon à son mariage et Melinchon à son décès, sachant que les deux lettres b et v ont ici la même valeur), puis Bernabe Melenchon Talavera (nom de sa mère), qui sera journalier et père d’un autre Bernabe, né en 1860, brassier à Mula, époux de Dolores Martinez et père à son tour d’Antonio – le grand-père de Jean-Luc – né à Mula en 1891, qui s’embarquera pour Oran, où il exercera le métier de peintre – en bâtiments – et où il épousera Aimée Canicio (fille d’un couple CANICIO / SERRANO, ayant ses racines à Saint-Denis-du-Sig, en Algérie, puis en Espagne (Benissa, Novelda, Calpe…).

Côté maternel, le grand-père, François BAYONNA, était lui aussi Espagnol (né en 1889 à Villanueva del Grao, près de Valence), d’où le troisième quart évoqué. Mais il avait épousé Jeanne Emmanuelle Caserta, de Guyotville, quant à elle d’origine italienne et majoritairement sicilienne, avec une belle concentration d’ancêtres dans l’île d’Ustica, au large de Palerme, et des racines plus anciennes (connues depuis Barholomeo CASERTA, né vers 1728), dans la minuscule île éolienne de Lipari, où le duce, entre 1925 et 1940, faisait emprisonner les adversaires du régime.

Crédit photo : Place au peuple [CC-BY-SA-2.0], via Wikimedia Commons.

Commentaires