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Les monuments aux morts aux Archives nationales

Toujours dans leur cadre du cycle de conférences consacré à la Première Guerre mondiale (dont nous vous avons donné un large écho), les Archives nationales se sont intéressées aux "projets de monuments aux morts". Cette intervention, dont nous vous donnons ici un compte-rendu, était assurée par Clothilde Roullier.

Dès mai 1916 une loi réglemente les comités autorisés à lancer des souscriptions pour les futurs monuments aux morts de la Grande Guerre.

Une fois cette dernière terminée, l’article 5 de la loi du 25 octobre 1919 prévoit que "des subventions seront accordées par l’État aux communes en proportion de l’effort et des sacrifices qu’elles feront en vue de glorifier les héros morts pour la Patrie."

Par la Circulaire du 10 mai 1920 du ministère de l’Intérieur est décidée la création dans chaque département d’une commission ad hoc.

Par le décret du 15 juillet 1922, l’État attribue aux préfets toutes les compétences pour statuer sur l’érection de monuments aux morts.

Deux ans plus tard, par la loi du 31 décembre 1924, l’État met fin à sa participation pour les dépenses engagées par les communes pour l’édification de leurs monuments aux morts, à l’exception des régions dévastées à plus de 30 %, de l’Algérie et des colonies.

La loi du 29 avril 1925 (art. 142) confirme cette fois totalement et définitivement ce désengagement de l’État.

Pour cette raison, les Archives départementales et municipales offrent des informations complémentaires indispensables. Mais que trouve-t-on aux Archives nationales ?

Il y a d’abord les fonds du ministère de l’Intérieur où on trouve un certains nombre de données :

  • F/1/a : la nomination des commissions artistiques ;

  • F/1C/III : les rapports des préfets sur l'esprit public et la vie économique. 1918-1924 ;

  • F/2 : la comptabilité départementale et communale ;

  • F/9 : les affaires militaires.

Les archives de l'administration des beaux-arts (sous-série F/21) sont également essentielles sur le sujet et des fonds "satellites" tel celui de l'
École nationale des beaux-arts pour les concours concernant des monuments aux morts (AJ/52).

Il faut enfin compter avec les archives privées d’architectes conservés aux Archives nationales. Parmi les plus connus, citons :

Concernant les instruments de recherche de la sous-série F/21, on consultera en particulier :

  • F/21/4711-4918, l’administration centrale des beaux-arts, travaux d’art, expositions, cérémonies publiques, musées contient un inventaire semi-analytique dactylographié d'Elisabeth Dunan, 1957-1963 (145 pages).

  • La base de données Arcades consultable sur Internet.

  • F/21/4163 à 4346, dossiers des commandes et achats d'œuvres d'art aux artistes, 1853-1937.

  • F/21/4353 à 4416, dossiers des attributions d'œuvres d'art aux édifices publics, an VIII-1939.

  • F/21/4771 à 4890, dossiers des attributions d'œuvres d'art aux édifices publics, 1820-1945.

  • F/21/6721 à 6967, dossiers des commandes et achats d'œuvres d'art aux artistes, 1931-1960.

Lire aussi les autres comptes-rendus de ce cycle de conférences :

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