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Les soldats d’Algérie et du Maroc sur Mémoire des hommes

Les soldats des anciennes colonies françaises n’avaient pas encore bénéficié d’une campagne de numérisation et de publication en ligne de leurs registres matricules semblable à celles entreprises par les services d’archives départementales : c’est désormais chose faite pour les engagés et appelés d’Algérie et du Maroc entre 1866 et 1918.

Cette mise en ligne vient enrichir l’onglet "Recrutement et parcours individuels" sur le site Mémoire des hommes, le portail culturel du ministère des Armées.

Ces registres, conservés au Centre des Archives du personnel militaire (CAPM) à Pau, sont issus de la série B des fonds étrangers, qui regroupe l’ensemble des sous-séries correspondant aux départements de ce qu’on a appelé « l’Algérie française » (Alger, Oran, Constantine), aux deux protectorats qu’étaient la Tunisie et le Maroc ainsi qu’aux seize anciennes colonies sub-sahariennes (Madagascar, Djibouti, Sénégal, Mauritanie, Soudan, Burkina, Guinée, Côte d’Ivoire, Bénin, Niger, Afrique Équatoriale Française (AEF), Moyen Congo, Gabon, Centre Afrique, Tchad et Cameroun). Après la décolonisation. Ils avaient été confiés aux soins du bureau central des archives administratives militaires (BCAAM) afin de permettre aux anciens combattants ou à leurs familles de faire valoir leurs droits à pension ou à décoration.

Les bureaux actuellement proposés sur le site de Mémoire des hommes sont ceux d'Alger, d'Oran, de Constantine, ainsi que celui du Maroc. La recherche se fait par bureau puis par classe grâce à un menu déroulant.

A terme, une recherche nominative sera possible grâce à une indexation par intelligence artificielle, un projet en cours mené par le bureau de la transformation numérique du Service historique de la Défense (SHD). Une fois cette indexation réalisée, l’ensemble pourra intégrer le site du Grand Mémorial piloté par le ministère de la Culture.

Commentaires

1 commentaire
  • Portrait de Thierry Michel

    Bonjour, quelques remarques sur votre liste de colonies: - Le Cameroun n'a jamais eu le statut de colonie de la France : colonie Allemande jusqu'à la première guerre mondiale, la SDN le met sous mandat de la France (pour la majorité du territoire) et de la Grande-Bretagne (pour l'autre partie) en 1918 (d'où les 3 orthographes Kamerun, Cameroun, Cameroon). C'était un territoire sous mandat, comme la Syrie et le Liban. Il devient un état associé de l'Union française en 1946 et indépendant en 1960 (la moitié nord de la partie anglaise, musulmane, rejoignant le Nigeria). - le Bénin s'appelait le Dahomey avant l'indépendance - de même le Burkina s'appelait Haute-Volta jusqu'en 1984 - la Centrafrique (en un seul mot) s'appelait Oubangui-Chari jusqu'en 1958 - l'AEF (de même que l'AOF que vous ne mentionnez pas) n'était pas une colonie en soi mais désignait le regroupement administratif de 4 colonies françaises de l'Afrique équatoriale (Tchad, Oubangui-Chari, Moyen-Congo, Gabon; sans le Cameroun donc, toujours resté à part) dirigées par un gouverneur général.