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Les Savoie d'Amérique sont-ils les descendants d'un prince de la maison de Savoie ?

Un appel de nos cousins francophones d'Amérique circule en ce moment sur différents réseaux sociaux. Il s'agit d'aider à une enquête destinée à résoudre "l'un des plus grand mystères généalogiques d'Amérique du Nord".

En résumé, les descendants de François Savoie, ancêtre des familles Savoie d'Amérique veulent savoir si ce simple laboureur né vers 1621 disait vrai : il se prétendait fils d'un prince de Savoie. L'affaire agite les généalogistes spécialistes de l'Acadie depuis des décennies, sans réelle avancée. Des tests ADN ont même été réalisés plus récemment, mais seule une découverte dans les archives françaises pourrait peut-être lever le mystère, d'où la raison de cet appel. 

Il faut dire que dans cette histoire, il y a pas mal d'ingrédients dignes des meilleures enquêtes généalogiques. Tout d'abord, la période du début du XVIIe siècle est difficile à étudier, car les destructions et disparitions de registres sont légion, aussi bien en Acadie qu'en France, même si notre pays s'enorgueillit de posséder la plus importante et la plus ancienne collection d'état civil du monde. 

Et puis, avec aussi peu de renseignements de départ, c'est un peu l'aiguille dans une botte de foin : François Savoie (Scavois - Savoy - Savoye), laboureur apparaît uniquement dans un recensement à Port-Royal en Acadie en 1671 avec sa femme Catherine Lejeune. Il est âgé de 50 ans et elle de 38 ans, ensemble, ils ont neuf enfants.

La légende de ses origines princières part d'un livre publié dans les années 1950, qui ne cite aucune source fiable. Il y est dit que François Savoie, sur son lit de mort, aurait confessé à ses enfants être le fils illégitime de Thomas de Savoie, prince de Carignan (1596-1656)

Personne ne sait comment relier ce modeste migrant avec la famille princière de Savoie. Personne ne sait quand François Savoie est né -vers 1621 ?- et où ? Peut-être est-il né en France, car l'Acadie était terre d'émigration pour de nombreux Français venant de tout l'Ouest et en particulier des actuels départements de Vendée, Vienne et d'Indre-et-Loire. 

Face à tant d'incertitudes, un des nombreux descendants lance donc cet appel à recherche dans les archives françaises pour tenter de retrouver son acte de baptême vers 1621 ou son mariage quelque part en France. Jonathan Chenier-Daoust a déjà exploré maintes pistes, consulté tous les contrats d'engagements numérisés à La Rochelle pour la période 1630-1650, disponibles en ligne, lu des mémoires et des correspondances des gouverneurs de cette période en Acadie, épluché quelques registres de paroisses de Loudun, Martaizé, sans succès. 

Jonathan Chenier-Daoust (jonathanchenierdaoustathotmail[dot]com (à contacter par mail ici)) sans écarter la piste princière, est plutôt à la recherche d'une famille Savoie non noble en France vers 1621, de contrats d'engagement de François Savoie et Catherine Lejeune, papiers de notaires, registres de paroisses où ces noms sont cités avant 1650. Saurez-vous venir en aide à nos cousins d'Amérique descendants des Savoie d'Acadie ? 

Commentaires

10 commentaires
  • Portrait de Chénier-Daoust

    C'est pourquoi je présentais ce dossier sans mentionner la présence d'aucune preuve. Je ne cesse aussi de calmer des descendants de François Savoie sur la discussion suivante sur Geni : https://www.geni.com/discussions/186267 Vous verrez que je reste impartial en tout temps. Donc cet article a pour but de présenter le mythe, la légende et toutes les hypothèses, tout simplement. Jonathan
  • Portrait de Dominique Ritchot

    Cette histoire d'un pionnier d'Acadie descendant d'une lignée royale ressemble à une autre légende, celle de Bénoni Nadeau, qui serait Louis XVII, dauphin de France, le fils de Louis XVI. Évadé de la prison du Temple. il aurait été amené dans la Madawaska au Nouveau-Brunswick, chez Alexis Nadeau, père de Bénoni, originaire du Québec. Or, une triangulation ADN, couplée avec les sources archivistiques, ont prouvé que ce Bénoni Nadeau descend de Ozanie Nadeau, un pionnier de Nouvelle-France. La même légende a trouvé écho chez les Mohawks de Kahnawake, une communauté en banlieue de Montréal. En 1853, Elézéard Williams prétendait être le Dauphin Louis-Charles, qui aurait été confié à son père, le sang-mélè Thomas Williams, lui-même petit-fils d'un captif anglo-américain. Les légendes royales se moquent des frontières, qu'elles soient géographiques ou ethniques.
    • Portrait de Christiane Chénier

      La généalogie est comme une science car tout doit être prouvé...Personnellement j'ai retrouvé ma famille naturelle en 94 à l'encontre des travailleurs sociaux et de la Directrice à l'époque au Centre de Service Sociaux du Montréal Métropolitain et avec preuves à l'appuie, j'ai pu par la suite obtenir confirmation par écrit qu'il s'agissait bien de ma mère généalogique et du nom donné comme étant mon père et apparaissant au dossier de ma mère. Si je n'avais pas trouvé de preuves sur mon identité, jamais je n'aurais pu obtenir confirmation....C'est ainsi et pas autrement....et en généalogie, outil qui m'a permis de retrouver mes antécédents, si ce n'est pas sourcé, ça ne peut être employé et jamais, au grand jamais, on aura accepté même de m'écouter sans avoir de preuves sur l'identité de ma mère naturelle et ces preuves se doivent bien d'être valables...De plus, vous imaginez un peu Tous ces gens qui sur de simples paroles iraient réclamer des titres de noblesse...Ouff ! Car même si je crois que ces paroles se sont transmises de génération en génération, ça ne veux pas dire que ce soit vrai car n'importe quelle de ces générations peut s'être inventé un beau conte, voir même pour ses enfants le soir au coin du feu et plus tard, un des enfants, croyant toujours cette histoire si bien raconté, l'a ensuite transmise à son tour....Ça prend absolument des preuves officielles et officieuses pour que ces paroles soient reconnues comme véridiques.

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