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Les Séfarades du Levant dans les archives de l’Ofpra

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À travers la situation de quelques individus et familles, l’Ofpra permet de cerner toute la complexité de la question de la nationalité de cette population qui s’est encore accrue après la guerre 14-18 et le conflit gréco-turc.
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Ofpra

L’Office français de protection des réfugiés et apatrides que l’on connaît mieux sous l’acronyme « Ofpra » a été fondé en 1952. Ses fonds d’archives sont pourtant plus anciens car ils concernent les personnes qui ont eu le statut de réfugié dès 1924, souvent du fait des modifications territoriales liées aux chutes des Empires.

L’Ofpra s’attache à faire connaître la richesse des dossiers individuels qu’elle détient grâce à la mise en ligne d’une partie d’entre eux mais aussi par les expositions virtuelles accessibles sur son site après inscription gratuite.

Une présentation des dossiers des Juifs séfarades du Levant – donc de l’ex Empire ottoman – est proposée depuis peu à travers quelques destins individuels d’originaires des villes de Smyrne (aujourd’hui Izmir) et Constantinople.

Ils sont conservés dans le fonds de la période 1942-1945 constitué d’archives produites par le Bureau chargé des intérêts des apatrides (BCIA).

À travers la situation de quelques individus et familles, l’Ofpra permet de cerner toute la complexité de la question de la nationalité de cette population qui s’est encore accrue après la guerre 14-18 et le conflit gréco-turc : les Séfarades eurent dans certains cas bien des difficultés à se voir reconnaître la nationalité de la nouvelle République turque.

Cette question de la nationalité s’ajoute à celle plus générale qui découle du statut de réfugié ou de la qualité d’apatride.

Parmi les populations concernées, Séfarades de Turquie ou non, les femmes se sont souvent trouvées dans une situation plus complexe encore puisqu’elles perdaient leur nationalité d’origine pour suivre celle de leur mari.

Les documents extraits des dossiers sont divers : formulaires et certificats du BCIA, passeports délivrés par le consulat français de la ville d’origine, correspondances, précieuses photos d’identité…

Des éléments biographiques basés sur les informations données dans les dossiers accompagnent les images des documents qui peuvent être téléchargées. Parfois des documents supplémentaires issus d’autres dossiers non numérisés restent accessibles sur place.

Informations purement administratives et personnelles se mêlent au fil des pages. Comme souvent dans ce type d’archives qui ne sont pas strictement généalogiques, des liens familiaux peuvent être révélés. C’est le cas par exemple lorsqu’un réfugié a rejoint un frère ou une sœur déjà présent en France.

Tout cela constitue une mine d’informations historiques et personnelles qui font aujourd’hui le bonheur des généalogistes, pas seulement descendants de Séfarades du Levant.

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