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Registres d'écrou et examens scolaires sur les Archives du Poitou

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En mars 2020, les Archives départementales de la Vienne et celles des Deux-Sèvres se sont associées pour former un portail unique dédié aux Archives du Poitou. Depuis, toutes les rubriques sont communes et les pages comportent une présentation générale valable pour les deux départements puis distinguent les spécificités de l’un et de l’autre.
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Après avoir fusionné en un portail unique au printemps 2020, les Archives départementales de la Vienne et des Deux-Sèvres continuent d’enrichir leurs collections en ligne. Parmi ces nouveaux fonds, on trouve notamment les registres d’écrou des XIXe et XXe siècles. Rappelons que ces précieux volumes consignent les dates d’entrée et de sortie des prisonniers (condamnés ou simple détenus) ainsi que le motif de l’incarcération. Ils concernent à la fois les maisons d’arrêt, les maisons de correction, les maisons de justice et les maisons centrales destinées aux condamnés en correctionnelle ou aux assises à des peines de plus de 1 an.

Attention, les Archives départementales des Deux-Sèvres ne conservent pas les registres d’écrou de la Maison centrale de Thouars. Seul est parvenu un répertoire alphabétique pour la période 1874-1925. En revanche, pour la Vienne, les registres d’écrou sont numérisés et en ligne dans leur quasi-intégralité jusqu’à 1920. Pour les années postérieures, une partie seulement des registres sont numérisés et consultables uniquement sur les ordinateurs des salles de lecture.

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Pour accéder aux registres d’écrous en ligne, sélectionnez un lieu d’emprisonnement et une période ou une date précise comme ici pour afficher la liste nominative des détenus de la Maison centrale de Thouars pour la période 1874-1925.
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Un autre fonds, atypique, fait également son apparition en ligne : l’inventaire des documents et résultats d’examens scolaires passés dans l’académie de Poitiers, datés de plus de 50 ans. Les diplômes eux-mêmes ne sont pas numérisés mais après avoir effectué une recherche, vous trouverez la cote des documents qu’il vous suffira ensuite d’aller consulter en salle de lecture. Et vous risquez d’avoir de bonnes surprises car il n’y a dans ce fonds non seulement les sujets d’examens et les procès-verbaux de résultats mais également des échantillons de copies d’examen ! Imaginez la joie de retrouver les copies du certificat d’études de votre arrière-grand-père… l’ensemble des copies et sujets ne sont malheureusement pas conservés. Huit examens sont concernés, du brevet élémentaire au BTS en passant par le certificat d’études et le bac, pour toute l’académie depuis le début du XIXe siècle jusqu’aux années 1970. Notons au passage que la géographie du territoire de l’académie de Poitiers a évolué dans le temps, il a compris :

  • 1808-1850 : Charente-Maritime, Deux-Sèvres, Vendée, Vienne
  • 1850-1854 : Vienne
  • 1854-1961 : Charente, Charente-Maritime, Indre, Indre-et-Loire, Deux-Sèvres, Vendée, Vienne, Haute-Vienne
  • 1961-1965 : Charente, Charente-Maritime, Deux-Sèvres, Vienne, Haute-Vienne
  • Depuis le 20 avril 1965 : Charente, Charente-Maritime, Deux-Sèvres, Vienne.

L’académie de Poitiers a également compétence sur les établissements français d’Amérique du Sud (Argentine, Brésil, Chili, Colombie, Mexique, Pérou et Uruguay) ainsi que, à la fin des années 1960, sur le lycée français de Sarrebruck en Allemagne et celui de Tel Aviv en Israël.

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Pour retrouver la cote d’un document relatif aux examens scolaires de l’académie de Poitiers de 1808 jusqu’aux années 1970, le formulaire en ligne s’utilise par type d’examen et département.
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Commentaires

1 commentaire
  • Portrait de Cyrille Ripoche

    Malheureusement tous les registres n'ont pu être conservés ou numérisés... Un de mes arrière-arrière-grands-oncles est décédé à Roiffé début 1873, disparition probablement à l'origine de la désintégration de son noyau familial (qu'aucun de ses frères et sœurs n'avait quitté jusqu'alors). Un article numérisé par Gallica (janvier 1869) relate avec crédulité la "faribole" qu'il avait imaginée à l'âge de 13 ans, osant la raconter jusqu'au préfet (sous le Second Empire !). L'histoire relatée laisse deviner le pire : fugue du domicile parental (à Etel, Morbihan), précédé du vol des économies de ses parents (qu'il se fit dérober à son tour, par confiance accordée au premier venu). Ne sachant devant quel tribunal il a pu comparaître, ni à quelle date, je ne pourrais en savoir davantage. Dommage ! Un de ses frères finira pour sa part à la Nouvelle-Calédonie en 1912, après triple condamnation pour vol et déportation en 1894.