Infos

Archives diplomatiques : de nouveaux instruments de recherche en ligne

archives-diplomatiques-inventaires.jpg

Dans la partie "Administration centrale du ministère", à l’alinéa 8 "Français à l’étranger et étrangers hors de France", une suite d’inventaires potentiellement intéressants pour le chercheur d’ancêtres.
Crédits
Capture France Diplomatie

Le centre des Archives diplomatiques de La Courneuve continue de mettre en ligne de nouveaux instruments de recherche. On les retrouve directement sur le portail France diplomatie ou parfois sur le portail national des archives FranceArchives, accessibles via France diplomatie. En parlant de chemins sur Internet, notez que si vous arrivez sur la page d’accueil du site du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères après avoir tapé l’adresse diplomatie.gouv.fr, l’accès aux archives ne figure pas dans la barre de menu principale. Il faut chercher le lien « Archives et traités » en haut et à droite de la page, à côté du choix de la langue.

Dans l’espace consacré aux Archives diplomatiques, les généalogistes bénéficient depuis longtemps d’un accès spécifique. À partir de la rubrique du menu « S’orienter dans les fonds et les collections », ils trouvent sous l’intitulé « État civil et généalogie » les premières réponses à leurs questions. D’abord par un utile rappel pédagogique qui détaille les différents cas de figure, selon les territoires et les périodes, et indique les lieux de conservations et leurs coordonnées. Ensuite avec des notes permettant d’en apprendre plus sur l’état civil consulaire. Mais dans ce sous-menu consacré à la généalogie c’est l’intitulé « Actes d’état civil et autres archives diplomatiques et consulaires » qui conduit vers les instruments de recherches, consultables et téléchargeables au format PDF.

On connaissait les inventaires des registres duplicata de l’état civil consulaire (sous-série 172 QO, dite « état civil cartons »), ces registres qui se consultent librement en salle de lecture de La Courneuve sous forme de microfilm mais aussi, et de plus en plus, au format numérique, prélude à une future mise en ligne. À la suite, on trouvera maintenant un tout nouvel inventaire de l’état civil consulaire, sous-série 447 QO. Cet « état civil volumes » concerne principalement le Maroc et la Tunisie, avant et pendant les protectorats, mais pas uniquement. On y trouve des postes d’Égypte aussi bien que Tenerife ou Zanzibar. Si l’inventaire mentionne comme dates extrêmes 1788-1921 (la collection d’Alexandrie commence en 1792), en revanche la majorité des actes se situent sur la période 1880-1920. Ce nouvel instrument de recherche est en fait la refonte et l’actualisation bienvenue d’un précédent inventaire de la série « état civil volumes ». Dressé en 1994, mis à jour en 2008, il n’allait pas au-delà de 1907 prenant en compte des fonds qui étaient alors microfilmés presque en totalité.

Mais l’intérêt des généalogistes pour les archives diplomatiques ne se cantonne pas à l’état civil détaillé à la rubrique « État civil et généalogie ». En revenant à « État général des fonds – inventaires en ligne », puis « État général des fonds », nous trouvons sur cette page, dans la partie « Administration centrale du ministère », à l’alinéa 8 « Français à l’étranger et étrangers hors de France », une suite d’inventaires potentiellement intéressants pour le chercheur d’ancêtres. D’ailleurs dans cette énumération apparaissent les liens vers notre fameux état civil 172 QO et 447 QO. Nous y trouvons aussi un chapitre « Chancelleries et actes notariés ». Nous n’allons pas l’analyser en totalité ici, mais nous en retiendrons les nouveautés. À commencer par l’inventaire de la sous-série 431 QO (chancellerie série A) qui répertorie des dossiers nominatifs portant sur des successions, entre autres, de Français des quatre coins du monde (période 1830-1840). Ou encore celui du petit fonds de la série Chancelleries classé en 462 QO au sein duquel, parmi des dossiers généraux, figurent des dossiers nominatifs dont ceux de successions de soldats de la Légion étrangère.

Ces mises en ligne ne font que confirmer que d’autres nouveautés se préparent pour les généalogistes du côté de La Courneuve.