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Raymond Radiguet : une généalogie intéressante et pleine de surprises

Fils d’un illustrateur humoristique fort connu de son temps et d’une institutrice et aîné d’une nombreuse fratrie, Raymond Radiguet, dont on commémore ces jours-ci le centenaire de la mort, a souvent été considéré comme issu de Parisiens de Paris. Il était cependant né en banlieue, à Saint-Maur-des-Fossés (1903), ville natale de sa mère, comme le précise l'article qui lui est consacré sur Wikipédia, et n’avait que ses deux grands-pères nés dans la capitale. Très vite donc, son arbre généalogique, présent en version assez résumée sur Geneastar – arbre communiqué par Jean-Daniel Blanc et ne valant au romancier que vingt cousins – part dans plusieurs directions, avec essentiellement la Normandie et la Bourgogne, mais aussi les Antilles, tout en passant rapidement par un mariage consanguin, avec le grand-père paternel, qui avait épousé sa cousine germaine.

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Généalogie de Raymond Radiguet sur Geneastar.
Crédits
Capture Geneastar

Évidemment cet arbre sera complétable. D’abord, en surfant sur la célèbre base PIERFIT qui, dans la famille maternelle montrera Radiguet ayant une grand-mère née DOËNS de LAMBERT, famille originaire des Pays-Bas mais établie à la Martinique. Une exploration plus approfondie de la famille montre que l’auteur du Diable au Corps cousinait de façon assez proche, par une arrière-arrière-arrière-grand-mère (sosa n° 63) née Rose des VERGERS de SANNOIS, avec l’impératrice Joséphine (dont cette Rose était la cousine germaine) et donc avec Napoléon III. Une branche inattendue, par laquelle on va également récupérer des légions d’ancêtres couronnés, dont le roi d’Angleterre Edouard II et sa femme, Isabelle de France, fille du roi Philippe-le-Bel et donc par là saint Louis etc. Comme par une autre ancêtre, Eleanor de Castille, on arrivera au classique Mahomet.

Parallèlement, divers arbres en ligne permettront de compléter d’autres lignées :

La lignée des RADIGUET elle-même est remontée par Jean-Marc Caron et par Bruno Gogel avec son berceau à Mortrée, dans l’Orne, entre Argentan et Alençon, où le second remonte jusqu’au couple Charles RADIGUE(T)/Marie BAZIRE, nés vers 1610-1620.

Mais les références les plus intéressantes sont sans nul doute ceux du très intéressant et passionnant site de Serge Radiguet, qui a notamment été le premier à identifier les origines de Reine BRAYER, native de Laneuvelle, en Haute-Marne, et dont la généalogie sera donnée par l’arbre de Monique Henriet.

Ce beau site de Serge Radiguet donnera une très belle ascendance tout en retraçant de façon détaillée et très documentée l’histoire des ancêtres patronymiques, des modestes laboureurs normands à l’écrivain célèbre, pour être passés par un ancêtre venu en région parisienne vers 1745/50, pour se retrouver comme très modeste charretier à Ivry. Ancêtre dont le fils était devenu garçon libraire à Paris, où le petit-fils deviendra opticien sous la Restauration. Un métier alors de pointe, qui conduira une branche à fabriquer des microscopes avant de s’illustrer avec un pionnier des rayons X (Arthur Radiguet, qui y laissera sa vie, en 1905, puis la Maison RADIGUET-MASSIOT.

On y trouvera aussi un superbe texte, avec les conseils laissé à ses enfants, en 1868, par le propre grand-père de Maurice, dont on ajoutera que deux des nièces directes, Chloé et Judith Radiguet, se sont au cours des années récentes illustrées à leur tour comme auteures. Une famille donc étroitement associée au livre depuis l’ancêtre garçon libraire, décédé en janvier 1807, dans le quartier de la Cité.

Mots-clés
Geneastar, Geneanet

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