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Claude Brasseur, haut dignitaire d'une généalogie d'artistes

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Claude et Alexandre Brasseur, sur la même scène, en 2009.
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Pascal Victor / ArtCom Art

Claude Brasseur incarne une des plus remarquables dynasties d’acteurs de théâtre et du cinéma, comptant quatre générations d’artistes.

Portant à l’état civil le patronyme ESPINASSE, elle était montée sur les planches à la fin du XIXe siècle avec le grand-père de Claude, Albert Espinasse (1879-1906), issu d’une famille de doreurs sur métaux parisiens, originaire de Cellule (dans le Puy-de-Dôme), qui avait épousé en 1905 Germaine Brasseur (1887-1971), modiste devenue elle-même actrice, d’une famille de mariniers originaire de Belgique et auparavant du Nord, avec ses ancêtres bergers à La Flamengrie (Aisne). Une famille sans aucun lien, contrairement à ce que l’on peut souvent lire, avec une autre famille du théâtre parisien, nommée quant à elle Dumont dit Brasseur et ayant donné Jules Brasseur, acteur et directeur du Théâtre des Nouveautés.

Le couple avait donné naissance à un fils, Pierre Albert Espinasse, qui prendra pour pseudonyme le nom de sa mère et sera le grand acteur Pierre Brasseur (1905-1972), acteur de cinéma, avec près de 150 films (notamment Quai des Brumes et Les Enfants du Paradis, de Marcel Carné, Les Grandes Familles…), et de théâtre (une quarantaine de pièces), également auteur et metteur en scène.

Il épousera d’abord, en 1935, l’actrice Odette Joyeux (1914-2000), fille d’une blanchisseuse parisienne, d’une famille du Morvan (Villapourçon, dans la Nièvre, cousinant de loin avec le cinéaste Marcel Carné), remariée en 1958 avec le réalisateur Philippe Agostini, puis la pianiste Lina Magrini, avant de partager la vie de la chanteuse Catherine Sauvage (1929-1998, à l’état civil Jeannine Saunier, pour continuer cette cascade de pseudonymes…).

C’est de leur union qu'est né Claude Espinasse, le 25 juin 1936 à Neuilly-sur-Seine. Filleul de l’écrivain Ernest Hemingway, il avait emboité le pas de ses ancêtres, en se retrouvant dès l’âge de 19 ans et toujours sous le pseudonyme de Brasseur devant les caméras (de Marcel Pagnol) et qui enchaînera lui aussi les rôles tant au théâtre qu’au cinéma, avec plus de 90 films (Le viager, La boom…) et deux César, en 1977 pour Un éléphant, ça trompe énormément et en 1980 pour La Guerre des Polices. Marié une première fois avec Peggy Roche (mannequin et journaliste de mode, rédactrice en chef d’Elle, qui deviendra après leur divorce la compagne de Françoise Sagan), il s’était remarié en 1970 avec Michèle Cambon, avec laquelle il sera le père de l’acteur Alexandre Brasseur, né en 1971.

Une dynastie étonnante et une généalogie bien connue, évidemment présente et bien fournie sur Geneastar, avec des racines dispersées entre diverses régions et départements avec, outre le Puy-de-Dôme, le Nord et la Nièvre, l’Eure-et-Loir, la Sarthe, la Moselle, les Pyrénées-Atlantiques et l’Isère… De quoi lui découvrir bien des parentés, ainsi par les DERANGÈRE morvandiaux, avec l’acteur Grégory Derangère, né en 1971 et César du meilleur espoir masculin en 2002.

On retrouvera donc dans cet arbre la lignée ESPINASSE, remontée jusqu’au couple Jean ESPINASSE/Françoise TARAGNAT, mariés en 1755 à Cellule, avec dispense de consanguinité au 4e degré. Une famille de laboureur que Monique Réol-Lamazière remonte trois générations au-delà, jusqu’à un couple Vincent ESPINASSE/Peyronelle DURAUDADOUR, nés vers 1650 et mariés vers 1670, qui ont marié leur fils à Cellule en 1702.

De même, la lignée BRASSEUR, connue depuis un couple Emmanuel BRASSEUR/Marie Françoise WILLEMME, vivant à Hasnon, dans le Nord. En réalité Emmanuel Joseph BRASSEUR et Marie Françoise WILLECOMME, mariés à Saint-Amand-les-Eaux, en 1782, l’époux né à Wargnies-le-Petit, fils de Pierre BRASSEUR, tailleur, et Marie Thérèse LAURENT, d’où les origines à La Flamengrie, avec un Pierre BRASSEUR, berger, né vers 1678.

De même, la lignée JOYEUX, remontée à Villapourçon, dans la Nièvre, mais que d’autres remonte jusqu’à un couple isonyme Guy et Guillemette JOYEUX, dont le fils, ancêtre direct de Claude BRASSEUR, s’était marié en 1635… à Poil (nom savoureux d’une commune du Morvan nivernais). Une anecdote qui aurait sans nul doute bien fait sourire leur descendant aujourd’hui disparu.

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Geneastar, Artiste

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