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Clémence Botino (Miss France 2020) : un nom de Guadeloupe... et de Dordogne

Au lendemain de l’élection de Miss France 2020, on ne trouve pas (encore) grand chose sur la généalogie de la lauréate, Clémence Botino. On sait seulement qu’elle est née le 22 janvier 1997 à Baie-Mahaut, en Guadeloupe, et vit au Gosier. Partir à la recherche de sa généalogie n’est donc pas facile, sauf que l’on peut au moins travailler sur son patronyme. Une piste qui se révèle bonne, avec des résultats très fructueux...

La consultation des fichiers de l’INSEE, via le site gratuit Géopatronyme apprend que le patronyme BOTINO est incontestablement et exclusivement guadeloupéen, puisque jusqu’en 1940, ce n’est que sur cette île, que l’on a enregistré des naissances à ce nom. Dès lors, les recherches (menées par nom et lieu : BOTINO/ Guadeloupe, sur Geneanet, révèlent rapidement que tous les porteurs de ce nom sont manifestement issus d’une même lignée, ayant son berceau dans la commune de Lamentin, et que l’on peut explorer via divers arbres mis en ligne sur Geneanet, dont celui d’Hélène Menu.

Il montre que les BOTINO ont manifestement tous pour ancêtre commun un pharmacien nommé Maurice Thimotée BOTINO, né en 1884 à Lamentin, et qui épousa en 1916, Marie Enila Andrée Tiburce BELMONT (dont on peut remonter la généalogie sur quelques générations sur l’île), avec laquelle il a eu pas moins de 15 enfants, mais après en avoir eu d’abord deux, avec une certaine Martine COCKS.

Ce pharmacien était le fils naturel, né hors mariage, d’un autre pharmacien, nommé Arthur BIDEAU, dont le père, successivement marchand tailleur, agent d’affaires puis commissaire de police cantonal, décédé à Pointe-à-Pitre en 1903, était né en 1829 en Dordogne, avec des racines dans ce département (Saint-Laurent-de-Castelnaud) et dans le Lot voisin (Montfaucon) et des quartiers BIDEAU, GIBIAT, MESPOULET, MAYNIAL…, POPY… (majoritairement des familles notables).

Mais Maurice Thimotée BOTINO portait comme on l’a compris le nom de sa mère, Euranie (sic) BOTINO, commerçante à Lamentin, où elle était née en 1857, issue d’une lignée de mères célibataires, comme on en trouve couramment dans les généalogies antillaises, issues d’anciennes esclaves venues d’Afrique.Notre Euranie/Uranie était ainsi fille de Francine BOTINO, couturière, "habitant la case n° 15 de l’habitation Lemesle", elle-même née vers 1822 et décédée en 1881, fille de Jeanne BOTINO (1810–1866), de Lamentin, cette dernière étant la fille d’Anne-Marie, décédée en 1858 et qui serait née vers 1771, dont on ignore évidemment tout des origines précises comme de la dénomination, avec l’épais mystère des noms attribués aux Antilles aux nouveaux affranchis…

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