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Colloque sur la reconnaissance automatique des écritures manuscrites

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La première étape pour la reconnaissance de l’écriture manuscrite d’un document est la segmentation des zones et des lignes, au plus proche des tracés des lettres.
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Le sujet de la lecture des écritures manuscrites anciennes par des machines est de plus en plus d’actualité. Rendues concrètes notamment par une expérience lancée en Côte-d’Or, ces recherches ont fait l’objet d’un important dossier dans notre magazine en novembre dernier et constituent l’un des thèmes du salon RootsTech qui se tient virtuellement dans un mois.

L’École des Chartes, temple s’il en est un de la paléographie, se penche également activement sur la question, notamment grâce à Ariane Pinche, postdoctorante chargée du projet CREMMALAB, Jean-Baptiste Camps, maître de conférences, et Frédéric Duval, professeur de philologie romane. Face aux expérimentations qui se multiplient ici et là, leur projet est d’organiser un colloque pour rassembler et « harmoniser les corpus nécessaires à la constitution de corpus d’entraînement, mais aussi leur mise à disposition pour améliorer la qualité des résultats ».

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Le colloque de l’École des Chartes doit permettre de faire le point sur les expérimentations en cours et de mettre en commun des résultats pour une accélération de la lecture automatisée des écritures manuscrites anciennes.
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Le programme mêlera questions philologiques et techniques pour faire un état des lieux scientifique de la reconnaissance de l’écriture manuscrite pour les documents anciens, abrégée en HTR (pour handwritten text recognition, en anglais). Ce colloque fera ainsi le point sur l’HTR et ses outils, ses résultats, ses apports et les nouvelles pratiques qu’induit son utilisation dans les projets d’édition et d’exploitation des documents.

Un appel à communication est lancé à cette occasion. Les propositions devront comprendre entre 750 et 1 000 mots (hors bibliographie et illustrations). Elles pourront être faites en français ou en anglais, jusqu’au 28 février 2022.